A nos glorieux libérateurs

William "Bill" Millin. Le joueur de cornemuse

24/01/2015 15:47

William "Bill" Millin. "Piper Bill" 1st Special Service Brigade

il est joueur de cornemuse dans les rangs du 7th Bn de la Highland Light Infantry, avant son transfert pour les Queen's Own Cameron Highlanders. Puis se porte volontaire pour le N°4 Commando en 1941. Il rencontre Simon Fraser (lord Lovat) pendant le stage de formation à l'école des commandos à Achnacarry. Lovat lui offre de devenir son ordonnance, avant de lui donner la possibilité d'être son joueur de cornemuse personnel.
Depuis longtemp, les troupes britanniques montaient à l'assaut au son de la cornemuse, mais après les lourdes pertes dans les rangs des "Pipers" lors de Grande Guerre cette pratique fut interdite par le ministère de la Guerre. Cependant lord Lovat passa outre cette interdiction en disant à Millin: "Vous et moi sommes tous deux écossais et celà ne s'applique pas". Au cours de la traversée du Channel, en direction de la Normandie, Millin pour remonter le moral des troupes joua " La Route des Iles" ou "Highland Laddies", bientôt relayés par les portes-voix des embarcations et malgrè le mal de mer, les soldats ont acclamés Millin en jetant leurs berets en l'air.
Bill MilliN le 6 Juin 1944.
 
Arrivés au petit matin, sur la plage de Sword, sitôt la rampe franchie, Millin recommença à jouer parcourant la plage indifférent aux tirs des Allemands
( D' aprés Léon Gautier n°4 commando, Millin n' aurait pas jouer sur la plage). Millin avait un ange gardien car il ne fut pas blessé.  William Millin fit partie du groupe qui à attaqué l'arrière de Ouistreham, puis les notes de la cornemuse ont accompagnés les troupes jusqu'à "Pegasus Bridge" où les commandos du Major Howard ont entendus la musique avant d'apercevoir les renforts.
Cependant les tirs allemands s'accentuèrent et Millin dû s'arrêter de jouer pour courir jusqu'au pont. Il reprit son instrument ,entendant les balles ennemies ricocher sur le tablier métallique, Millin dira plus tard " il ressemblait à un très long pont". Alors que les troupes traversaient la rue principale de Bénouville Millin jouait "Blue Bonnets over the Border". Les tuyaux de son instruments furent endommagés par des éclats de métal, mais restèrent jouables. Pendant longtemps Bill Millin, resta surpris de ne pas être touché, mais pour en avoir parlé avec des prisonniers allemands, beaucoup ont dit de ne pas l'avoir prit pour cible, car ils pensaient que cet homme avait perdu la raison.
Il est retourné en Angleterre en septembre 1944, et accompagné le N°4 Commando en Hollande. Lorsque la guerre se termine il se trouve à Lubeck, Millin sera démobilisé un an plus tard. Il fut engagé par une troupe de theâtre intinérante dans laquelle il jouait toujours de la cornemuse. Dans les années 50 il fut reçut son diplôme d'infirmier qualifié en psychiaterie pour officier dans trois hôpitaux de Glasgow. En 1963 il déménagea pour le Devon où il servit dans l'hôpital Langdon Dawlish, jusqu'en 1988, date à laquelle il pris sa retraite. Il à ensuite participé à des rendonnées organisées par l'armée où il ouvrait la marche avec son instrument, puis à donné plusieurs conférences aux Etats-Unis, dans lesquelles il relatait son expérience du Jour J. Il fut marié en 1954, avec Margaret Mary Dowdel, qui décédera avant lui. De cette union naîtra un fils John. Lors des obsèques de lord Lovat en 1995,Millin accompagna le corps de son chef à la cornemuse. 
Statue plage de Colleville-Montgomery
 
En 2004, Bill Millin fit don d'une de ses cornemuses ainsi que son beret,son kilt et son poignard au musée de Pegasus Bridge. Après-guerre dans différents entretients accordés à la B.B.C. il à souvent affirmé qu'il n'y avait rien d'exceptionnel dans son action le 6 juin 1944, ne se considérant pas comme un héros. Très diminué par une attaque cérébrale, qui l'obligeait à se déplacer en fauteuil roulant, il effectua son dernier voyage à Pegasus Bridge, en juin 2010.
Peu de temps après il fut hôspitalisé dans un établissement du Devon et succomba le 17 août 2010, à la suite de complications d'une nouvelle attaque cérébrale, alors âgé de 88 ans. Son souvenir restera lié pour toujours à l'action des commandos britanniques sur Pegasus Bridge.

 

© 2014 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode